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EDITO DE NOTRE CURE
UNE ANNEE POUR CELEBRER LE BEL AMOUR DE DIEU

 

 

En ces temps de fête, tout vous tombe sur la tête pêle-mêle : les débauches de lumière et de réveillon, les timing les plus pointus et les nuits qui ne finissent pas, les cadeaux dont on ne sait que faire et les excès de vitesse qui tuent, les confusions dans les mots et les réalités bien résumées par l’expression : « fêtes de fin d’année !"
 
Mais, humainement, rien n’est perdu quand la solidarité et le partage jouent à plein, quand le sacrifice de quelques cadeaux finance des années d’école et de formation à des enfants africains, quand les restos du cœur, les « midi-partage » et les secours populaire et catholique mettent en commun leurs efforts.
 
« Une année pour célébrer le bel amour de Dieu » : c’est le titre de l’éditorial du journal paroissial « Le Lien » qui sort en même temps que notre feuille paroissiale habituelle. Je ne le ré-écris pas, mais vous renvoie à le lire, ainsi que les trois pages qui vous redisent ce que veut dire demander le baptême et le mariage à l’église.
 
Pour vous, pour toi, que veut dire « Bonne et heureuse fête de Noël ? » Au-delà de toutes les fausses images ou imageries qui encombrent nos esprits et que nous inculquons aux plus jeunes, avons-nous l’audace de dire que notre Dieu s’est fait humain, et qu’avec lui, toute personne humaine a une dignité sacrée et sainte.
 
Pour vous, pour toi, que veut dire « Bonne année ! Bonne santé ! » Sûrement une année sans problèmes et sans accrocs de santé, mais sans avoir toujours conscience d’un avenir souvent incertain et de souhaits à partager pour que force nous soit donnée pour traverser les mers d’huile et les coups de tempête.
 
Pour ma part, je ne saurais parler de « fêtes de fin d’année » avec tous les amalgames possibles. Je ne peux que me réjouir de tous les efforts réalisés au service des autres, et d’abord des plus pauvres et des plus fragiles. Je dirai avec tous et à tous « Joyeux Noël, bonne et sainte année, bonne santé ! »
      
Mais il en faut plus pour que notre Noël soit plus qu’un Noël de lumière et de paix, de justice et pétri d’humanité, pour que notre Noël soit un Noël chrétien. Il faut s’arrêter à Bethléem, prendre le temps de se mettre à genoux, et reconnaître dans l’enfant offert à nos yeux, le visage même de Dieu, le visage de l’Invisible.
 
                                                             Bernard DELEU
Article publié par Philippe LARCANCHE • Publié le Samedi 31 décembre 2011 - 11h21 • 675 visites
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