Messe du 2ème Dimanche de Pâques

Lectures du Dimanche et homélie de Denis Lecompte, Curé de la Paroisse

 

LECTURES

Source : AELF

 

HOMÉLIE DU 2EME DIMANCHE DE PÂQUES, DIMANCHE DE LA "DIVINE MISÉRICORDE"

Ce passage d'Évangile est célèbre à juste titre car nous sommes tous incroyants quelque part… On voudrait voirtoucher ! Ainsi Thomas  nous représente…

Qui plus est, st Jean nous précise que le nom de "Thomas" signifie "Jumeau" : Thomas est bien notre jumeau ! "Parce que tu m'as vu, tu crois ! " Qu'a vu Thomas ? Jésus bien sûr…

Mais Jésus en qui il a pu toucher les plaies (et non pas toucher le cou, la taille ou les chevilles)… c'est-à-dire les plaies de la Passion, les mains, les pieds transpercés, les plaies de "l'Amour jusqu'au bout", la plaie du Cœur de Jésus, Son Cœur ouvert !

 

En ce 2ème Dimanche de Pâques, nous sommes précisément le Dimanche de la "Divine Miséricorde", ce qu'a voulu Jean-Paul II, dans la suite des révélations de sœur Faustine de Cracovie.

Étymologiquement  "miséri-corde" c'est un "cœur" ô combien sensible à la "misère" (notre misère dans le Cœur de Dieu !). C'est le Cœur de Dieu vis-à-vis de nous ; c'est ce que devrait être aussi notre cœur vis-à-vis des autres…

Jésus dira même à sœur Faustine : "plus le pécheur est grand, plus il a droit à ma Miséricorde" !

De ce fait, "plus nous sommes touchés par la miséricorde du Seigneur, plus nous devenons solidaires de sa souffrance – et plus nous sommes prêts à compléter dans notre chair ce qui manque aux épreuves du Christ et donc la charité fraternelle" (Cardinal Ratzinger, lors de la "messe pour élire le pape" entre la mort de Jean-Paul II et sa propre élection).

"Que nous apporteront les années qui s'ouvrent à nous ? Quel sera l'avenir de l'homme sur la terre ? Nous ne pouvons pas le savoir, disait Jean-Paul II en 2002. Il est toutefois certain qu'à côté de nouveaux progrès, ne manqueront pas malheureusement les expériences douloureuses. Mais la lumière de la miséricorde divine, que le Seigneur a presque voulu remettre au monde à travers le charisme de sainte Faustine, illuminera le chemin des hommes du 3ème millénaire". 

Oui, «expériences douloureuses» que celles de notre pandémie du coronavirus, mais à placer dans la «Miséricorde divine» avec notre espérance et notre foi en la victoire de Pâques !

D'ailleurs, depuis longtemps, la 1ère oraison de cette messe y invitait : "Dieu de Miséricorde infinie, augmente en nous Ta Grâce…baptême".

Nous pourrons croire et nous serons même "heureux de croire sans avoir vu"  – comme dit Jésus – , si nous expérimentons et vivons cet Amour, cette "Miséricorde infinie", le "Cœur ouvert" de Dieu et le nôtre…

La 1ère Communauté des Actes des Apôtres (1ère lecture) nous montre la voie : "tous les croyants étaient d'un seul cœur". Aimer à la suite de Jésus et aimer comme Lui (Ses plaies, Son Cœur ouvert…) est donc vital si nous voulons arriver à croire  en Lui Vivant et si nous voulons  prolonger Sa Vie, Sa Mission.

Dans les apparitions ou les manifestations de Jésus ressuscité, st Jean ne nous dit pas que Jésus vint "au milieu de la pièce", mais il précise bien "Jésus vint, était là au milieu des disciples". Ce sont les disciples (nous !) qui sont importants, qui sont le cœur ! La présence nouvelle de Jésus ressuscité est liée désormais aux disciples et non plus à un lieu précis… C'est ce que les baptisés peuvent réaliser en tous lieux, en toutes situations (au sein de l’épidémie où nous sommes avec Jésus), avec bonheur !

 

Denis Lecompte

Article publié par Philippe LARCANCHE • Publié le Samedi 18 avril 2020 • 209 visites

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