Vers la fin du confinement - Neuvaine - Réflexion

 

Nous espérons voir la fin d’un certain confinement !   A ce jour,  nous espérons célébrer  la grande Fête de la Pentecôte,  les 30 et 31 mai, dans nos églises de façon publique (tout en respectant les règles de protection) :  sortie des apôtres  du confinement du Cénacle  pour témoigner  publiquement  du Souffle d’Amour de l’Esprit-Saint !! Ceci étant,  la pandémie n’est nullement terminée…

Nous entrons dans le mois de Mai, mois dédié à la Vierge Marie et à la prière du chapelet. Pour vivre la Neuvaine qui débutera le 7 mai, le chapelet sera médité à 18h et la messe célébrée à 18h30 tous les soirs de la cathédrale. Retransmission en direct sur le Site Internet-cliquer ici- et sur la Page Facebook-cliquer ici- de notre diocèse. Nous pourrons ainsi vivre un moment intense de communion de prière. Tout au long de cette neuvaine à Notre-Dame de Grâce, vous pouvez envoyer des intentions de prière en cliquant ici.

Un de mes anciens élèves,  actuellement prêtre de Lille,  a publié « l’éclairage » ci-dessous.  J’y retrouve quelques points de mon enseignement au Séminaire.  Après l’humour d’hier,  je vous livre  cette réflexion plus sérieuse.

De tout Cœur  et  à très bientôt – notamment par la Messe retransmise à 15H ce vendredi 8 mai, Fête de la Libération ! -  en vous engageant à être prudents …

Denis Lecompte, Curé de la Paroisse

 

Eclairage chrétien pour le temps de pandémie

La pandémie du Covid-19  affecte  la terre entière... En tant que croyant,  nous nous posons peut-être  la question du pourquoi...  Pourquoi  Dieu permet-il cela ?  Dieu est-il  responsable de ce mal ? 

Pour la foi chrétienne,  Dieu est absolument innocent du mal qui frappe l'humanité. Ce que le chrétien croit,  c'est que Dieu est le premier à souffrir du mal qui frappe l’homme.  Dieu n'est pas un spectateur de la souffrance du monde.

Mais, il est vrai que le mal nous fait mal.  Il frappe notre intelligence qui essaie de comprendre :  nous ne comprenons pas.  Il interroge notre foi  et nous en arrivons à douter de Dieu.  J'aime bien dire à ces moments-là  que  le doute fait partie de la foi :   je crois, donc je doute.

Il est vrai que la question du mal est  un mystère ;  et devant celui-ci,  il faut savoir de temps en temps  rester dans le silence. Personnellement,  j'aime me rappeler cette parole de Paul Claudel qui dit :  "Le Christ n'est pas venu supprimer la souffrance ou le mal.  Il n'est pas non plus venu l'expliquer,  mais il vient l'habiter de sa présence". 

Mais aussi cette question de la souffrance  redonne à l'homme  toute sa place dans la Création.  Dieu a créé l'homme libre par amour,  il n'y a pas d'amour sans liberté.  La manière d'appréhender le mal  est donc à penser  dans un rapport avec la liberté donnée à l'homme.

Le chrétien ne vit pas  dans un état de résignation et de désespoir,   mais de combat et d'espérance. Si le chrétien souffre du mal qu'il voit autour de lui,  il est appelé à combattre ce mal  en apportant plus de justice,  en se mettant au service des plus fragilisés.

Le chrétien est un disciple de Jésus.  Tout ce qu'il fait  pour rendre cette terre plus fraternelle,  il le fait au nom de Jésus-Christ.  Dans le visage de Jésus,  nous voyons Dieu.  Désormais, nous chrétiens,  nous n'avons plus à imaginer Dieu :  il est Jésus-Christ.

En s'incarnant dans la personne de Jésus,  Dieu vient partager  nos souffrances et nos questions.  Dieu le Père nous montre son amour pour nous.

Pour avancer sur la question de  la présence de Dieu  au cœur des épreuves,  il faut sans cesse découvrir la vie de Jésus :  ce qu'il a fait tout au long de sa vie,  la manière dont il a été attentif aux plus petits et aux personnes fragiles...  la manière dont il s'est donné  par amour pour le monde  en mourant sur une croix.  Le livre des évangiles est là pour nous y aider.

Grâce à Jésus,  le mal n'aura jamais le dernier mot.  Dieu ne nous laisse jamais seul.

La foi apporte au chrétien  une espérance  qui vient  au cœur même des combats  qu'il mène  contre le mal et la souffrance.  Il n'y a jamais de dimanche de Pâques  sans vendredi saint.  C'est le même homme  qui connaît la mort sur la croix  et la gloire de la Résurrection.

La résurrection nous invite  à prendre le parti pris de  l'Espérance.   Dans la victoire de Jésus sur la mort,  le chrétien entrevoit que  quelque chose est toujours en train de naître. Il se souvient qu'au matin de Pâques  une tombe est trouvée vide.  Ce vide n'est pas une ouverture sur le néant,  mais il devient une absence féconde.  Dieu compte sur moi pour le rendre présent au nom de Jésus.

Aux chrétiens donc de continuer  le combat de l'Evangile  à la suite de Jésus.  La vie de Jésus  engage le chrétien,  nourrit son espérance  et donne sens à sa vie :  une vie qui restera toujours menacée par l'absurdité du mal.

P. Bertrand LENER

Article publié par Philippe LARCANCHE • Publié le Mercredi 06 mai 2020 - 13h13 • 148 visites

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